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A.G.A.S.M. |
| Bientôt dans les brumes d'Ecosse Exactement dans quelques jours Après avoir Vingt ans, roulé ta bosse Tu t'amarreras pour toujours. Ta jeunesse, si elle fût monotone, Et constamment parfumée au thé Tu l'as vite oubliée, devenu Homme Car c'est l'odeur du " Rouge " qui l'a remplacée. Les équipages de la " vieille France " Tour à tour se sont succédés. Tu ne regrettes rien et reconnais ta chance Qu'à l'inverse de Fontenoy, c'est nous " les derniers ". " Les derniers, qui malgré avaries et ripailles, Reconnaissent que toi " Vieux sabot " Après l'Italie, Porquerolles, vaille que vaille Tu nous ramènes au but en passant par Saint-Malo. Que de silhouettes familières hantant tes coursives !… Le " Grand " et sa lampe torche, les gars sur le qui-vive, Celui-là s'exclamant devant une tâche de rouille, Une main sur la pointe "Bic ", l'autre se grattant les ??? (Là je n'ai pu trouver le mot faisant la rime) Et l'O.3, si prompt, si électrique Accompagné toujours de sa serviette diplomatique Les deux débordant de documents Et même, quelquefois, la planchette d'isolement. L'O.4, appareils, flash, Plot, sourires ! A tel point que tu as vu le " Président " bondir Au milieu de la sieste, réveillé, affolé : " Bon Dieu, Camille, un fusible vient de sauter ! " Et ta cuisine ! Que d'odeurs mélangées, Cocktail de parkas, de saucisses, de blousons. Que veux-tu, il faut nous excuser Tout çà, c'est la charge du Patron. Et le Yule du service Machines ?tu te souviens ? C'est comme la tour d'Auvergne, dans son pays y'en a qu'un Mais nous, pas besoin de crier " prends Garde " Chez lui rien que des " Loulous ", chez lui c'est Bellegarde ! Enfin Cherbourg, Rosyth ; puis le passé Navigueras-tu encore ? J'en doute ; mais qui sait……. Souviens-toi d'une seule chose, ce qui t 'allait à ravir Pas les couches de peintures, le naol….. mais ton Nom |